Je ne considère pas l'accompagnement comme un endroit où quelqu'un vient recevoir une nouvelle liste de règles pour mieux fonctionner.
Les règles, beaucoup de personnes autistes en ont déjà appris énormément.
Mon rôle est différent.
Il consiste à apporter des cadres de compréhension, à poser des questions, à rendre visibles certains mécanismes et à aider la personne à construire ses propres repères.
Je peux apporter mon expérience de l'autisme, mes connaissances, les modèles avec lesquels je travaille et les années passées à accompagner des personnes neurodivergentes.
Mais je ne peux pas décider à la place de quelqu'un de ce qui a du sens pour lui.
C'est pour cela que j'aime résumer ma posture ainsi :
marcher à côté, pas devant.
L'objectif n'est pas de construire une nouvelle norme à laquelle s'adapter.
C'est de retrouver suffisamment de compréhension de soi pour pouvoir choisir.